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RDC: Greenpeace forme la société civile sur la protection des tourbières

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Les organisations de la société civile impliquées dans la gouvernance forestière ont été formées du 13 au 14 août 2018 sur l’importance des tourbières afin de leur permettre de s’approprier des résultats des recherches scientifiques, afin de mener leur plaidoyer avec des éléments réels et solides. Le professeur Corneille Ewango de l’Université de Kisangani a, à cette occasion, expliqué que la RDC doit avoir une bonne politique de protection des tourbières qui peut constituer une véritable source de financement pour le pays.

Pour le professeur Corneille Ewango, la RDC possède plus de 3/4 des tourbières du bassin du Congo estimés à 14 millions d’hectares, un peu plus grand que la taille de l’Angleterre. Selon lui, les tourbières sont riches sur le plan biologique et écologique, avec une végétation particulière qui permet également de réguler des eaux. D’où, l’importance de transmettre ces notions de base à la société civile, qui joue le rôle d’interface entre le gouvernement, les communautés de base et les scientifiques.

« Une formation de la société civile pour cette thématique des tourbières est très importante. D’autant plus que la société civile est en contact permanent avec les communautés locales qui vivent dans ces espaces.  Elle est donc l’interface entre les communautés locales, les scientifiques et le gouvernement pour faire comprendre aux uns et aux autres l’importance de ces habitats qui revêt une importance particulière sur le plan écologique et sur le changement climatique.  Il était utile de doter la société civile des connaissances de base sur la conservation et la gestion intégrée de ces écosystèmes. On y trouve la faune et la flore adaptées à ce type de végétation qui vit en permanence dans les eaux. Sur le plan écologique les tourbières produisent du carbone », a indiqué le professeur Ewango.

Message relayé également par Serge Sabin Ngwato Bulungu, Chargé de campagne forêts de Greenpeace, qui estime qu’il était important pour la société, l’un des acteurs clé  dans ce processus de protection et de gestion des tourbières en RDC, d’être dotée des capacités nécessaires, pour pouvoir construire son plaidoyer cette nouvelle problématique émergente.

Selon lui, « Greenpeace a jugé bon d’accompagner et de renforcer les capacités de la société civile pour pouvoir la préparer dans les prochaines discussions, dans les prochains débats qui sont déjà d’actualité ».

En octobre 2017 et Mars 2018, Greenpeace a appuyé les scientifiques Simon lewis, Greta Dargie et Bart Crezee de l’université de Leed en Angleterre et corneille Ewango de l’université de Kisangani en RDC qui ont dirigé une recherche ayant conduit à la découverte des vastes complexes des tourbières dans les forêts du Congo spécialement dans les villages Lokolama et Mweko en province de l’Equateur.

Les premiers résultats de cette recherche ont été partagés à l’occasion d’une tournée du navire Greenpeace « Esperanza » dans les pays du bassin du Congo port de Douala- Cameroun, port de Matadi en RDC et le port de pointe Noire au Congo Brazzaville. C’était en présence du  ministre congolais en charge de l’environnement Ambatobe et d’un nombre important d’acteurs de l’administration nationale, du gouvernorat provincial du Kongo central, des bailleurs de fonds, des scientifiques, de la société civile, des experts et des communautés locales impliqués dans la gouvernance forestière.

D’après les recherches scientifiques, ces complexes des tourbières stockent environs 30 milliards de tonnes de carbones, l’équivalent de trois ans d’émissions mondiales de Co2.
Les résultats des recherches ont mis en évidence, la nécessité de protéger  ces tourbières du bassin du Congo qui sont essentielles pour maintenir la stabilité du climat et prévenir les changements climatiques incontrôlées.

Willy Akonda Lomanga/ Desk Eco

 

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