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RDC:  Un étudiant conçoit un mini barrage hydroélectrique et l’expérimente à Kasangulu

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Jonathan Yombo Tshiyoyo, étudiant finaliste à la faculté de polytechnique à l’Université de Kinshasa, option Électro-Énergétique, présente un groupe turbogénérateur pour une pico-centrale hydroélectrique.

Jonathan Yombo Tshiyoyo a choisi le site de Kasangulu dans le Kongo Central pour expérimenter ses recherches dans la production de l’énergie électrique. La première expérience a été faite sur la rivière Lukaya, précisément dans la carrière Manoka.

Principe de fonctionnement

Le groupe comprend deux parties principales :

  1. La turbine qui transforme l’énergie hydraulique (de l’eau) en énergie mécanique (rotation) ;
  2. Le générateur qui transforme l’énergie mécanique en énergie électrique.

La particularité de ce groupe est que le générateur utilisé est une machine asynchrone contrairement aux groupes classiques qui utilisent la machine synchrone.

La machine asynchrone, c’est ce qu’on appelle communément « Machine ya fufu ».

Il est parvenu à produire l’énergie électrique d’une puissance de 400 watts avec une tension de 220 volts.  

Ce projet n’est pour le moment qu’un mémoire de fin d’étude pour valider son année de deuxième licence. Il n’est donc pas encore commercialisé.

« À ce stade nous ne pouvons alimenter qu’un seul ménage en milieu rural soit une puissance de 400W. C’est un prototype qui a pour objectif de valider les calculs et de faire des analyses devant conduire à des améliorations. »

Jonathan Tshiyoyo rassure que cette machine n’est pas bruyante et respecte les normes de l’écologie.

Elle ne fait pas de bruit mais seulement des vibrations. Lorsque le socle en béton est bien conçu, toutes les vibrations sont comme englouties. Les bruits qui persistent sont ceux dus à l’écoulement turbulent de l’eau à la sortie de la turbine. Comparativement aux grandes centrales, les petites centrales ont un impact réduit sur l’écologie. Avec des ouvrages hydrauliques bien conçus (les passes à poisson par exemple), aucun danger.

Jonathan Tshiyoyo

Il explique aussi qu’une pico-centrale hydroélectrique ne peut être construite que sur un site présentant un certain potentiel hydraulique, d’où la présence d’un cours d’eau. Il précise alors que sa fabrication répond principalement aux besoins de la population en milieux reculés et aussi en milieu urbain ou périurbain tout en utilisant les réseaux de la SNEL pour toucher une plus grande partie de la population.

Au moment de la commercialisation, il pense travailler avec l’Etat congolais eu égard aux nombreux cours d’eau potentiellement aménageables.

“L’Etat pourrait financer la construction des pico-centrales afin d’accroître le taux d’accès à l’électricité. Nous travaillerons également avec des particuliers désireux de produire de l’énergie pour leurs activités propres ou même pour la commercialisation car le secteur de l’énergie a été libéralisé. Nous nous plaçons du côté du fabricant des équipements et concepteurs d’installations. Nous sommes donc disponibles pour tout le monde”

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