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RDC : Près de 500 millions d’Euros d’aide publique déjà décaissés par l’UE depuis 2014

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L’Union Européenne a déjà décaissé près de 500 millions d’Euros en faveur de la RDC pour la période 2014-2020 comme aide publique au développement dans le cadre du 11ème  FED (Fonds européen de développement). C’est ce qui est contenu dans le rapport annuel de juillet 2018 rendu public ce mardi 21 août 2018 par la Cellule d’appui à l’Ordonnateur national du Fonds européen de développement (COFED.  

Selon ce rapport, la contribution de l’Union Européenne s’appuie sur un important soutien au développement `dans le cadre de l’accord de Cotonou, dont l’enveloppe relative à la période 2014-2020 du 11ème FED s’élève à plus de 620 millions d’Euros correspondant à l’aide programmable et mobilisé  sur quatre axes.

Le domaine de la santé avec 150 millions d’Euros, l’Environnement et agriculture durable avec 150 millions d’euros, Renforcement de la gouvernance et Etat de droit avec 160 millions d’Euros et les infrastructures avec 150 millions d’Euros. 30 millions d’euro supplémentaires sont prévus dans le cadre d’appuis transversaux soit 12 millions d’Euros comme appui à la société civile et 18 millions pour d’autres mesures.

En 2017, ce fond a déjà atteint 80 % de décaissement.

« L’union Européenne a alloué une part importante des enveloppes des projets et programmes FED à la construction et réhabilitation de bâtiments. Cette approche répond  à la volonté nationale de doter les institutions de la République d’infrastructures et constructions modernes, à la hauteur des enjeux de décentralisation. Il s’agit entre autres de la construction et la réhabilitation des tribunaux de commerce (Boma, Kananga, Kolwezi et Butembo), l’acquisition des matériels et mobiliers de bureau, la poursuite de l’installation des équipements informatique et réseaux ainsi que la mise en place du progiciel de gestion, dans le cadre de la modernisation de la comptabilité publique, etc. »,  indique le rapport.

Signé le 23 juin 2000 entre la Communauté européenne et ses Etats-membres d’une part, et le groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) d’autre part, l’Accord de Cotonou qui fixe le cadre du partenariat politique, économique et commercial entre les parties signataires, a été conclu pour une durée de vingt ans et révisé par deux fois, en 2005 et en 2010.

Ce partenariat est centré sur l’objectif de réduction et, à terme, d’éradication de la pauvreté, en cohérence avec les Objectifs du développement durable (ODD) et d’une intégration progressive des pays ACP dans l’économie mondiale. Il offre un cadre cohérent d’appui aux stratégies de développement définies par chaque État ACP. C’est dans ce cadre que sont attribuées à l’Ordonnateur national du FED, désigné par les pouvoirs publics de chaque Etat ACP, des prérogatives dans la supervision, la mise en œuvre et le suivi des programmes et projets financés par l’Union européenne.

Afin d’accomplir au mieux les attributions qui sont les siennes dans le cadre de cet accord, le ministre des Finances, Ordonnateur national du FED en RDC, bénéficie de l’appui d’une structure technique, à l’instar de ses homologues des autres pays ACP.

C’est ainsi qu’a été créée en novembre 2014, par arrêté ministériel, la COFED – Cellule d’appui à l’Ordonnateur national du Fonds européen de développement – placée sous la supervision d’un Coordonnateur, qui assume également les fonctions d’Ordonnateur national délégué.

Willy Akonda Lomanga/ Desk Eco

 

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