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RDC : la débrouillardise pour soutenir l’économie des ménages

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L’économie congolaise est basée à plus de 90 % sur des activités informelles à en croire la Fédération des Entreprises du Congo (FEC). Par manque d’emploi, certains habitants de la ville de Kinshasa et même d’autres provinces de la RDC se sont lancés dans les petits commerces pour subvenir aux besoins de leurs familles.

A Kinshasa principalement, dans les grandes artères de la ville et même  au grand marché de Kinshasa, la vente des fruits, de pain, des légumes et d’autres produits alimentaires sont parmi les activités exercées par certaines femmes alors que des jeunes hommes quant à eux, exercent la cordonnerie ou encore le métier de cireur.

Selon une vendeuse de pain interrogée par DESKECO.COM, son commerce l’aide notamment à scolariser ses enfants.

« C’est depuis plusieurs mois que je vends du pain. Je n’ai pas beaucoup de bénéfice mais au moins cette activité m’aide à payer les frais scolaires de mes enfants, à payer le loyer ou encore à subvenir aux besoins alimentaires. Nous rencontrons beaucoup de difficultés qui, parfois, nous découragent à poursuivre ce métier. Certaines personnes prennent du pain à crédit pour payer avec beaucoup de difficultés. Et avec la crise socio-économique actuelle, les clients se font de plus en plus rares”, a-t-elle témoigné.

Un cordonnier qui a requis l’anonymat affirme que son métier l’aide à survivre mais    manque du matériel approprié pour son travail.

Ces petits commerces sont butés aussi aux multiples tracasseries notamment des agents de l’ordre et des certains services administratifs de l’Etat.

Selon le constat fait par DESKECO.COM, certains métiers négligés procurent des revenus inimaginables. La vente de poissons braisés dans la commune de Kasa-Vubu par exemple peut donner entre 30 à 50 milles francs de bénéfices au quotidien.   La vente de viande braisée de porc dans la commune de Kalamu procure plus d’un millier de dollars USD par mois.

Certains vendeurs de pain de la capitale font des bénéfices mensuels de plus 500 USD. Mais ces vendeurs ne sont pas bénéficiaires de crédit bancaire en vue d’améliorer les conditions de travail. Par contre, certaines institutions de micro finances posent des conditions difficiles d’octroi de crédit à ces petits commerçants.   

Lise Kensey et Bénédicte Mavinga, stagiaires/UCC

 

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