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RDC-EXETAT : Depuis 2010, plus de 5 millions de dollars ont été générés par les consultations des résultats via mobile

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Le Ministère de l’EPSP (Enseignement Primaire Secondaire et Professionnel) a signé un protocole d’accord avec les sociétés des télécommunications Airtel, Orange et Africell pour publier les résultats de l’examen d’Etat. Ces sociétés rejoignent Vodacom dans cet exercice.  A noter que l’Agence congolaise de presse (ACP) a également été associée.

Selon les calculs de l’Observatoire de la dépense publique (ODEP), à l’édition de 2017-2018 de l’examen d’Etat, le nombre des candidats finalistes à l’examen d’Etat est de 678. 348 répartis dans 1 964 centres.  Si on s’en tient à cet effectif, l’ensemble de candidats va payer 610 513 200 FC ou 336 667,69 USD (sachant que chaque consultation par sms coute au moins 900 FC). En ajoutant un membre de famille par cas, le fonds perçu pour cette opération sera évalué à 673 335,38 USD par société de télécommunications, évalue l’ODEP.

« A ce montant, si on s’en tient à la participation moyenne de 600.000 candidats entre 2010 à 2018, l’opération a déjà apporté 5 386 683,04 USD pendant 8 ans pour une société de télécommunication. Mais, en 2017, la société Vodacom Congo a annoncé avoir mobilisé 740.000 $ pour le compte du Gouvernement congolais à partir des services de messagerie SMS, pendant une période de cinq ans. Un montant, que nous jugeons insuffisant, au regard de l’engouement et de la rapidité des abonnés à consulter les résultats d’Exetat », note l’organisation.

Selon Macaire Mwangu, alors ministre de l’EPSP en 2014, cité par l’ODEP, 50% entrent dans la caisse du trésor public, 12% revient au Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel, 38% sont confiés à la société Vodacom Congo.

L’ODEP constate que le Ministère de l’EPSP ne dispose pas de moyen pour avoir les statistiques réelles des personnes, qui consultent les résultats d’examen d’Etat. Les bases de taxation telles que fournies par les sociétés de télécommunications sont erronées et créent ainsi un manque à gagner énorme à l’Etat congolais.

L’organisation dénonce « l’opacité » dans ces contrats et recommande un audit de son application.

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