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RDC-Banque Mondiale : Le projet PICAGL pour booster la filière du riz et du manioc

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Le Programme Intégré de Croissance Agricole dans le Grands Lacs (PICAGL) lancé par le ministre des finances et gouverneur pays de la Banque Mondiale, Henri Yav Muland, a été présenté le mardi 08 mai 2018 au Fleuve Congo hôtel  aux différentes personnalités politiques et administratives mais aussi à plusieurs corporations œuvrant dans le secteur agricole et aux représentants des communautés locales, bénéficiaires de ce projet. 

Le Programme Intégré de Croissance Agricole dans le Grands Lacs, PICAGL est un projet régional financé à hauteur de 150 millions USD par crédit IDA et 2,7 millions USD par un don japonais. Approuvé en date du 21 mars 2016 et mis en vigueur depuis 16 mars 2016, ce programme dont la durée est de 5 ans sera mis en œuvre dans le corridor Bukavu-Uvira-Fizi au du Sud Kivu et Kalemi dans le Tanganyika. un accent particulier sera mis dans la filière du riz, du manioc et d’élevage.

Pour le coordonnateur de ce projet Alfred Kibangula Asoyo, son lancement constitue un motif de joie et de fierté pour les bénéficiaires et les autorités de l’aire d’intervention. Selon lui, le PICAGL vise à augmenter la productivité agricole  et leur commercialisation dans les zones cibles de la RDC, à améliorer l’intégration régionale et à apporter une réponse immédiate et efficace en cas de crise ou d’urgences déclarées.

Alfred Kibangula estime que PICAGL se donne entre autres pour objectif de développer la chaîne de valeur agricole et l’appui au développement du secteur agro- industrie. Il doit aussi faciliter l’intégration régionale avec le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie dans le secteur agricole.

Pour sa part, Adolphine Muley, ministre provinciale de l’Agriculture du Sud Kivu, se dit heureuse de voir ce projet se réaliser après plusieurs années de plaidoyer. Elle estime que des problèmes d’insécurité et fonciers évoqués par plusieurs personnes, ne peuvent empêcher la bonne mise en œuvre de ce projet.  

« Le problème de sécurité est une réalité à l’est du pays Kivu. Mais l’insécurité ne peut pas empêcher la réalisation de ce projet. C’est un risque qui est mineur par rapport à la zone d’intervention du projet. Pour ce qui est des conflits fonciers, il y a toujours des problèmes notamment entre éleveurs et agriculteurs, et entre les différentes communautés. Et nous pensons qu’en se focalisant sur la question foncière on pourra, tous ensemble, trouver une solution.  Une étude sera faite sur ce dossier mais il y a déjà d’autres acteurs et quelques ONGs qui travaillent dans la région pour régler ce problème de conflits fonciers », a indiqué Adolphine Muley .

De son côté, le ministre provincial de l’Agriculture de la province du Tanganyika estime également qu’il n’y a pas d’inquiétude à se faire sur la situation sécuritaire dans cette partie du pays. L’ingénieur Kaya Malisawa Marcel  affirme, pour sa part, qu’il y a eu l’insécurité à cause des conflits intercommunautaires mais la population est en train de comprendre actuellement qu’elle a beaucoup perdu à cause de cette insécurité.

« Avec l’arrivée de ce projet, on doit organiser l’agriculture, l’élevage et la pêche pour qu’on puisse produire en grande quantité. Notre province était agro pastorale et la pêche était l’une grande activité. Nous avons la plus grande littorale du lac Tanganyika dans notre province et c’est la pêche qui offre beaucoup d’emplois. Le projet va nous aider à réglementer et améliorer les conditions de la pêche dans la province. Les autres provinces telles que les Kasaï vont indirectement bénéficier de ce projet » a-t-il indiqué

Le PICAGL devra atteindre notamment 200 000 ménages agricoles, aménager 4 000 ha de périmètres rizicoles, réhabiliter 540 Km de routes de desserte agricole.

Willy Akonda Lomanga/ desk eco

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