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Analyses

Les réformes fiscales et juridiques risquent de ralentir l’investissement dans le secteur minier en Afrique (RandGold)

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Le General Manager des opérations de Randgold pour l’Afrique Centrale et de l’Est, Willem Jacobs, a affirmé dans une communication  rendue publique ce jeudi 10 mai 2018 que l’Afrique a besoin d’une stabilité fiscale pour développer ses ressources naturelles. Pour lui, ce continent a connu beaucoup de problème  depuis 2015 avec la chute des cours des matières premières. Une situation qui a poussé la plupart de ces pays à faire des réformes fiscales et juridiques qui risquent de ralentir dans les mois avenir les investissements dans le secteur minier.

Pour le GM des opérations de Randgold pour l’Afrique Centrale et de l’Est, le boom des produits de base a pris fin en 2015 et les pays développés ont dû faire face à leurs propres problèmes économiques. C’est ce qui a également poussé, selon lui, la Banque mondiale et le FMI à réduire leur engagement à financer les déficits des pays africains et les ont encouragés à trouver des moyens d’équilibrer leurs propres budgets.

«La nécessité de soutenir les populations croissantes dans un contexte d’économies naissantes et l’absence de financement externe ont entraîné une recrudescence du nationalisme des ressources à travers le continent. De nombreux gouvernements sont à la recherche des revenus accrus, sans tenir compte des conséquences négatives à long terme de leurs actions. Cette tendance a été particulièrement évidente dans la récente série de révisions du code minier et l’introduction de régimes fiscaux plus agressifs. Dans les cas extrêmes, il y a même eu des tentatives pour modifier les dispositions existantes en matière de stabilité fiscale et juridique » explique Willem Jacobs.

De son côté le General Manager des finances de Randgold, Victor Matfield, estime que ces actions des gouvernements ont un impact négatif important sur les industries extractives (minerais, pétrole et gaz) qui sont l’un des principaux moteurs de la croissance économique dans ces pays.

«  Les industries extractives génèrent non seulement des recettes fiscales et des emplois, mais aussi des investissements fixes dans des entreprises minières, soutiennent le développement des infrastructures, facilitent le transfert des compétences techniques indispensables, favorisent l’établissement et la croissance des fournisseurs locaux et des industries secondaires. Ce n’est pas seulement les impôts directs et indirects que l’industrie contribue – l’effet multiplicateur économique associé aux entreprises minières a un impact positif significatif sur la croissance économique, mais il est souvent négligé » indiqué Victor Matfield.

Selon lui, les entreprises extractives ont une caractéristique très particulière et il faut beaucoup de temps pour trouver des gisements rentables. Un important investissement initial fixe est nécessaire pour amener ces gisements dans la production minière, indique –t-il.  En raison de la taille et de la nature à long terme de ces investissements, les bailleurs de fonds potentiels ont besoin de l’assurance d’une structure juridique, fiscale et administrative stable dans le pays hôte et dans les pays africains, le besoin de stabilité est encore plus important compte tenu des risques et des défis associés aux zones reculées, à la médiocrité des infrastructures et à la volatilité socio politique affirme General Manager des finances de Randgold Victor Matfield.

Willy Akonda Lomanga/ Desk eco.

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