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Analyses

Albert Yuma propose la création d’un fonds de 20 milliards USD pour booster le développement de la RDC

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Le président de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Albert Yuma  propose la mise en place d’un fonds souverain de plus de 20 milliards USD pouvant couvrir une période de 20 ans afin d’amorcer le développement de la République Démocratique du Congo.

Proposition formulée vendredi 15 juin dernier au cours de la Semaine Française de Kinshasa. Selon Albert Yuma, le pays est capable de mobiliser cet argent grâce à l’embellie des cours des matières premières, principalement le Cobalt et auprès des banques et autres institutions financières.

« La Gécamines à travers ses nouveaux partenariats  qu’il est en train de nouer peut mobiliser plus de 10 milliards USD d’ici à dix ans. La RDC aussi à travers les taxes et autres impôts peut mobiliser entre 15 à 20 milliards USD le dix prochaines années. Surtout avec la révision du code minier et la clause de stabilité qui permet de ramener la redevance des matières stratégiques à 10 %. Aujourd’hui et jusque dans les dix prochaines années, il n’y a pas d’alternative crédible au cobalt. Et nous devons profiter de cette embellie des cours des matières premières pour mobiliser les ressources sous forme de prêt  auprès des institutions comme la Société Financière Internationale et autres. Et la RDC sera contrainte de ne mobiliser que 10 % soit entre 2 et 3 milliards USD pour créer ce fonds souverain», a proposé le président de la FEC.

Ce fonds devrait permettre notamment le développement des infrastructures et leur gestion selon Albert Yuma, devrait être confiée aux partenaires extérieurs.

«Ce fonds devrait être dédicacé à des programmes et des objectifs bien précis (Infrastructures de communication, à des projets structurants de l’économie, à l’éducation, etc.). La gestion du fonds doit être indépendante du gouvernement. Et au départ je souhaite que cette gestion soit assurée par des partenaires extérieurs comme l’a fait le Qatar qui a confié ses fonds souverains à des partenaires extérieurs ».

Albert Yuma estime que cette proposition rentre dans les prérogatives de la FEC, étant indépendante du gouvernement, de donner un avis sur la santé de l’économie nationale et de donner ses conseils pour le développement du pays.

Willy Akonda Lomanga/ Desk Eco

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